Premier exercice : le mot de la fin

By jeanpaulbron

Pour commencer le semestre, je vous propose une sorte de jeu “oulipien”, une activité d’écriture basée sur la règle suivante :

Choisir un mot parmi les dix de la liste suivante, et écrire un petit texte (10 à 15 lignes) dans lequel ce mot sera le dernier mot employé !

Voici dans l’ordre alphabétique les dix mots choisis pour la Semaine de la Langue Française 2009 : “Dix mots pour demain”

AILLEURS, CAPTEUR, CLAIR DE TERRE, CLIC, COMPATIBLE, DESIRER, GENOME, PERENNE, TRANSFORMER, VISION

Vous choisirez librement le genre de texte que vous souhaitez utiliser (dialogue, texte poétique, récit, fable…)

Vous ferez en sorte que l’ensemble du texte converge vers ce dernier mot, et le mette en valeur !

8 réponses vers «Premier exercice : le mot de la fin»

  1. simonamihai dit :

    L’adolescent et sa VISION sur la famille aujourd’hui.

    On est passé d’une époque sans adolescence à une autre où l’adolescence se prolonge dans la vie active. Cet allongement est lié à l’augmentation de la durée des études, aux conditions familiales plus faciles, aux difficultés sociales actuelles qui retardent l’entrée dans la vie active.
    Les adultes transmettaient aux jeunes un savoir-faire, des codes sociaux, les inscrivaient dans une histoire familialle familiale, culturelle, religieusse et social religieuse et sociale stable.
    Je crois que la relation parents-adolescents s’est beaucoup modifiée au cours de ce siècle. On prenne prend mieux en compte la personnalité du jeune, respecter sa liberté et son désir (cet infinitif n’est pas syntaxiquement pertinent. Pourquoi ne pas dire tout simplement “On respecte…”). Mais la famille conserve son rôle indispensable.
    Les adolescents ont plutôt tendence tendance à demander à leurs parents de tenir leur rôle en matière de formation et de préparation de leur avenir, ça est c’est / cela est / ça c’est (familier) la vision actuelle des jeunes sur la famille.

    Attention! la consigne n’est pas respectée : le mot choisi (vision) n’est pas employé comme dernier mot du texte!
    (Evaluation : B-)

  2. saizudana dit :

    Le soleil était encore chaud. Un air léger embaumait les rideaux de l’odeur de jasmin. Elle s’ensommeille et, plus tard, quand la nuit fait sentir sa présence, elle commence à regarder les murs qui semblent avoir une matérialité tout étrange. Puis elle observe attentivement la danse du feu qui se réfléchissait dans la vitre lourde des fenêtres encadrées en blanc. L’air l’apaisait et lui provoquait une inquiétude plus forte que d’habitude. La chambre de nuit changeait des de couleurs et l’immatériel déterminait un sort (une sorte?) de rêve éteint. Seulement Seule la grande armoire gardait la stabilité inconnue et indéfinie comme si elle était la seule chose équilibrée. La ligne de sa jambe lisse était la charnière entre la poésie et l’état de veille. La lenteur du mouvement se renouvelait, cette image n’existait plus comme un simple changement de vision.

    Beau texte, sensible et poétique.
    La consigne est respectée. Bravo!
    (évaluation : A)

  3. radugabriela dit :

    radu gabriela, le mot choisi c’est désirer.
    J’ai veux Je veux raconter une histoire qui, pour moi est vraie, mais pour d’autres non. çela cela depand dépend de vous. Pour commencer, cette histoire se passé s’est passée (dans) un jour d’automne. Dans de tems-lá Dans ce temps-là/A ce moment-là, j’ai été (j’étais) dans le bus, trés fatique fatiguée, après un jour plein de problémes. C’était un jour assombri (sombre). Aussi je veux compléter et dire qu’il était midi. Comme ie je regardait regardais par la fenêtre, brusquement j’ai vu comme les arbres se plieaient pliaient, le la cause en étant le vent très violent, exceptionnellement fort. La poudre (poussière) couvrait l’horizon et on ne pouvait pas voir rien rien voir. C’était une atmosphere ahurie ahurissante(?). Le chauffeur a fait une manoeuvre brusque et il s’est dirigé vers un pont pour nous mettre à l’abri. Tout le monde s’est paniqué (fam.) a été pris de panique. Nous ne savions pas à quoi s’en tenions nous en tenir. Le ciel était obscur et en lieu de au lieu de jour il était (faisait) nuit
    Le phénomène auquel j’ai assisté semblait avec ressemblait à une tornade. Ah! j’ai oublié de préciser que j’ai vu une vache volant (j’ai vu une vache voler)
    Les toitures des maisons ont été emporter emportées. Cette tornade a durée duré 15 minutes. Pour moi ce phénomène a été une tornade, mais vous pouviez pouvez le considérer comme vous le désirer désirez.

    Beaucoup de fautes dans ce texte!
    La consigne est respectée, si on admet les variations (genre, nombre ou personne) du mot choisi.
    (évaluation: C)

  4. cristinasavu88 dit :

    Une vision

    Après quelque temps, j’ai réalisé ce qui m’est arrivé ce jour-là, j’étais inquiète et confuse. Pour quelques secondes, je me suis détachée de tous toutes les choses, j’étais prise de vertige, j’ai vu l’/de l’eau partout, maisons inondées, champs inondés, des animaux morts et des hommes fâchés; pour (pendant) un moment, je ne réalisais pas la signification des choses que j’ai vues j’avais vues (concordance), je croyais qu’il y avait dans mon esprit ces images restées du dernier film visionné et je les ai ignorées.
    Un mois plus tard, après cet épisode, j’ai vu à la télévision, aux nouvelles, une chose terrible – le pays entier envahi par l’eau (les eaux), des villes inondées, les victimes des calamités naturelles. C’était une image que j’ai vue avais vue une fois, mais j’espérais qu’elle ne devenirait deviendrait jamais (une) réalité. Alors je me suis rendue compte que ce jour-là j’avais eu une VISION.

    Cela fait un petit récit cohérent… convergeant bien vers le dernier mot (cf. consigne)
    Les fautes sont nombreuses. Attention en particulier à la concordance des temps : “C’est une image que j’ai vue…/ C’était une image que j’avais vue…”
    (évaluation : B)

  5. cristinasavu88 dit :

    Je m’excuse, mais je ne sais pas pourquoi les lettres avec accent grave n’ont pas apparus bien ne sont pas bien apparues.

  6. jeanpaulbron dit :

    Bilan Exercice 1 “le mot de la fin”

    6 étudiantes ont remis le travail, 4 sur le site et 2 sur feuille.

    La consigne n’a as toujours été bien comprise dans sa dimension de créativité: la contrainte d’employer le mot en position finale doit diriger toute l’écriture du texte. Tout est dans la préparation, dans la création d’une attente (ou d’une surprise) chez le lecteur: pour cela, le texte doit être nourri de “signes” ou d’”indices” qui vont prendre sens à la lecture du dernier mot! Ces signes peuvent être de différents ordres (lexical et sémantique, phonétique…); on peut par exemple utiliser l’effet d’attente que représente la rime, si on choisit un texte versifié, ou rythmé en vers libres… mais bien d’autres “préparations” sont possibles.
    Si vous souhaitez produire sur le même sujet un nouveau texte tenant mieux compte de ces explications, la possibilité reste ouverte: je vous conseille d’essayer un forme courte (pourquoi pas un “haiku”?)

    Evaluation
    Mihalcea : C
    Persinaru : B-
    Saizu : A
    Savu : B
    Mihai : B-
    Radu : C
    (ces évaluations seront prises en compte pour l’établissement de la note de contrôle continu)

    Jean-Paul Bron

  7. porumboiusorina dit :

    Dans la poésie eminescienne, nous rencontrons diverses raisones (divers thèmes, motifs?) comme la lune, la le guignon ou les sphères celestas célestes et des sujets comme la nuit, l’amour et la le rêve. à Chez Eminescu le cadre naturel est le support de l’amour de les des deux amoureux, il est merveilleux, protejé protégé par la nature et l’âme de l’amoureux est en concordance avec la nature; la femme est immaterial immatérielle et elle a une présence ambiguë.
    Pour Eminescu, dans ses poésies la femme représente un rêve, un idéal, une impossible VISION.

    notes :
    – “guignon” est un mot masculin (le guignon = la malchance). C’est un mot quelque peu vieilli dont l’emploi est devenu rare en français : vous entendrez plus souvent parler de “la guigne” ou de “la poisse”… mais tous ces mots sont familiers. En langage soutenu, on dira “la malchance” ou “le mauvais sort”…
    - Dans l’analyse littéraire, on dit “Chez” un auteur, pour énoncer une caractéristique de son oeuvre (ex. “la mythologie chez Ronsard”…)
    - amour > amoureux
    - pour former le féminin de “ambigu”, on rajoute un ë : le tréma indique que le u doit être prononcé (à la différence de -gue dans “fatigue”)

    Texte à dominante explicative, plutôt qu’expressive ou poétique, comme attendu. Soyez très attentive à toutes les corrections indiquées : un bon exercice serait de réécrire le texte corrigé…

    évaluation : texte remis en retard. Nombreuses fautes (C)

  8. jeanpaulbron dit :

    La remise de textes sur le premier exercice est fermée. Le bilan de l’exercice a été tiré le 2 mars (voir ci-dessus)

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