Pour ce deuxième exercice, vous devez écrire un texte “romanesque” qui transpose la séquence du film “Germinal” vue en cours: il s’agit du passage montrant le travail dans la mine, après la séquence de la descente dans le puits.
La séquence n’étant plus disponible sur Internet, vous pourrez faire l’exercice sur un autre extrait du film Germinal : la fête populaire (lien ci-dessous)
Il s’agit d’utiliser les outils étudiés en cours pour mettre en oeuvre différents modèles et types de texte
- narratif et dialogal (Discours direct /indirect/indirect libre)
- descriptif : description objective/subjective/mythique
Vous assumerez la position du narrateur (récit romanesque type)
Mettez vos textes en ligne sous forme de commentaires à cet article.
24-03-2009 à 2:47 |
Maheu se lance dans l’obscurité de la mine en gardant sa froideur et une sorte d’automatisme gestuel par ses pas forts et impassibles. Catherine et Etienne le
suitsuivent en échangeant des regards d’un trouble lucide.Dans ce grand tombeau chaud, d’un fond noir se détachent les ouvriers qui continuent leur
travailletravail et seulement leurtravailletravail,prêtesprêts à deveniragressivesagressifs quand ils sentent la menace. La menace de la mort, la menace de la faim, la menace de ne jamais échapper d’entre ces deux (menaces). Toute cette accélérationest commec’est parce que rien n’importe plus, personne ne comptepasplus, tout se réduit à travailler et c’est ça la vraie nuance (?) de la vie.Ce qui rompe la continuité de déroulement des choses est la présence de Catherine, remarquée par Chaval et suivie par un échange de regards
mordantes et amèresmordants et amers (masc.) entre lui et Etienne. Le premier dit avec un manque typique d’amabilité qu’ « aujourd’hui ce sont les filles quidoitdoivent gagner de l’argent et non plus les garçons ». Puis, l’air gris et chaud il devient violent et s’accélère (s’agite) :- Allez, au travail ! cria-t-il (crie-t-il)
Les gens
seretournent à leur extraction, à leur boisage, à leur monde de danger. Et comme pour souligner le monde avec des rapports à l’envers, le cri de Maheu brise la lutte pour la sécurité :- Laisse tomber, on verra ça après le déjeuner !
Le repas semble continuer cet enfer régulier. Mais la douceur semble toujours plus douce s’il y a un enfer. Et s’il y a une Catherine qui va demander délicatement à Etienne « On partage ? » ça changera l’accélération
àen ralentissement, l’impolitesseàen politesse, l’agressivitéà l’amicalitéen amitié et la froideurà l’en intimité.– Je ne peux pas manger ce côté, ajouta-t-elle en lui souriant.
Puis une causerie tranquille et charmante s’écoule (s’engage)
Beau texte, correct dans l’ensemble. Vous auriez pu utiliser le style indirect libre pour exprimer les pensées des personnages
évaluation : A
31-03-2009 à 0:42 |
Attention, les étudiants qui ne remettront pas de productions écrites sur les exercices proposés au cours du semestre n’obtiendront pas de note de contrôle continu. La vérification finale ne comptant que pour 50% de la note, ils pourront très difficilement obtenir la moyenne.
31-03-2009 à 18:30 |
Maheu entre dans l’obscurité de la mine : dans la mine où il travaille est la menace de la mort, la menace de la faim et l’agresivité du travail. Tout se réduit à travailler.
La continuité
de les(de+les=) des actions estrompéerompue par la présence de Catherine, remarquée par Cheval, et par un échange de regards entre lui et Etienne. Après l’ordre “au travail”, les gens retournent à leur travail : le repas (peut) continuer et Catherine demandant à Etienne “on partage?”-Je ne peux manger,
dites elledit-elle.Votre texte n’a pas l’épaisseur d’un récit romanesque… tout juste un résumé de la scène!
évaluation : C-
13-04-2009 à 17:42 |
Germinal
La scéne commence avec le moment
quandoù les mineurs se préparent pour descendre dans la mine ; nous pouvons voir la‘ inquiétude de nos personnages, mais aussi leur pouvoir de maîtriser la crainte. La scéne nous donne une vue surlale petitemonde de mineurs, et aussi l’univers inquiétant de la mine. Dans l’intérieur de la mine, la seule source de lumière c’est la lampe, l’élément très important dans cette petite partie du film. Trois personnages montent dans une berline qui est poussée sur des rails dans la cage de la descente. Nous pouvons constater des bruits divers qui sont aussi en concordance avec la terreur du personnages, ils ont une grande influence pour amplifier les moments de la scène. La cage contenant Maheu, Etienne et Catherine sedécrachedétache, et entame sa descente. Dans l’intérieur de la mineest nuitc’est la nuit / il fait nuit. La descente dans le puits de la mine.Nous pouvons voir dans cette scéne que cette lumière c’est une reflection dans l’état d’esprit du personnage
s(cette lumière reflète l’état d’esprit du personnage…). Cette obscurité fait (rend) la scène trèsréaleréelle (réaliste) pour les spectateurs, et nous pouvons interpreter chaquedettaildétail .Votre texte appelle deux remarques par rapport à la consigne de l’exercice :
1. il ne porte pas sur la scène demandée (qui commence à la fin de celle que vous traitez)
2. ce n’est pas un texte de type narratif (“récit romanesque”), mais de type analytique (commentaire)
Au demeurant, c’est un texte intéressant, mais avec des fautes à corriger avec la plus grande attention.
Evaluation : C+
13-04-2009 à 19:20 |
La date limite pour remettre vos textes sur le deuxième et/ou le troisième exercice est repoussée au 12 mai.
L’EXAMEN ECRIT (comptant pour 50% de la note finale) aura lieu le 12 MAI de 8h à 10h
Jean-Paul Bron
30-04-2009 à 21:12 |
Maheu va vers le
tuneltunnel, où toute sa vie est (où est toute sa vie). Les pensées que sa vie est toujours en dangerlui faitle font trembler. Il est suivi par ses camarades, Etienne et Catherine.Dans
cetce lieu tant obscureet tant dangereux (si obscur et si dangereux), la lampe est une lueur d’espoir, elle représente la seul connection avec le monde desousdessous. Les autres ouvriers qui se confondent avec l’obscurité, sont commes des ombres vivantes quisient(savent seulement travailler?) seulement de travailler.Ils risquent
ses viesleur vie pour gagner beaucoupde l’argentbeaucoup d’argent, parce qu’il est plus précieux quesonleur âme.Chaval en est l’exemple le plus précis
eparce qu’il voitàCatherine comme une menace à (pour) son travail et lui dit sur un ton ironique < ? >.SaSon regard exprime la haine et la jalousieversenversla dessirele désir de Catherine de gagnersason pain.Depuis çaAprès cela, Chaval dit:– Au travail, vous êtes des fainéants!
Les ouvriers retournent à leurs travaux, à leurs pensées, mais quelque chose (se) passe; un bois tombe mais Etienne dit :
-Laisse-le tranquille, on verra
depuisaprès (plus tard) !Maheu (Etienne!) voit
àCatherine comme un ange, il dit lui même < ? >. Commes’ellesi elleconnaitconnaissait ses pensées, Catherine vient chez Maheu (Etienne!) et lui offre un peu de sa tartine disant < ? >. Ce moment très intime entre les deux est l’élément qui change l’atmosphère froide, obscure et désolante dans (en) une de douceur et d’affection. Ces deux sont comme Orpheus (Orphée) et Euridice (Eurydice) dans L’Enfer, leur amour estlale rayon de lumière dans une monde triste et froid.Beaucoup de fautes ! Votre texte hésite parfois entre le récit et l’analyse, mais ne manque pas de qualités littéraires…
Attention, certains passages au style direct ont disparu!
Evaluation : B+
12-05-2009 à 22:05 |
La scène commence avec un homme qui a reussi à grimper sur/à un haut pilotis (poteau) paré avec des guirlandes et il prend son prix. L’atmosphère est lourde, il y a une masse de gens qui participe à une fête populaire. L’agglomération (la presse, la cohue) et le fort bruit sont les indices d’un monde chaotique. Les hommes ne se promènent pas, ils se foulent aux pieds. On entend un voix qui invite les personnes
deà tenter leur chance à un jeu qui a un mécanisme ingénieux: il fautselancer un poids avec toute la (sa) force pour le monter au top (sommet) du mécanisme et pour gagner. Le divertissement est agressif, dans un petit lieu deux coqs sontmitsmis à se battre, et sont acclamés par tous les gens (spectateurs). Étienne et Maheu se promènent détendus par le vacarme et s’arrêtent pour acheter deux saucisses. Ils les mangent immédiatement et recommencent leur tour de la fête jusqu’à ce qu’ ils voyent les hommes et lesfammesfemmes dansant frénétiques et joyeux.Convenable. Regardez bien les corrections des fautes.
évaluation : B